Quel sens cela a-t-il d'investir en 2026 dans une solution qui réduirait potentiellement la croissance du traffic routier en valeur relative, mais à condition que le traffic croisse en valeur absolue (et donc qui contribuerait in fine à l'enracinement des flux routiers1) ?
Report modal en contexte de croissance
Quel sens cela a-t-il d’investir en 2026 dans une solution qui réduirait potentiellement la croissance du traffic routier en valeur relative, mais à condition que le traffic croisse en valeur absolue (et donc qui contribuerait in fine à l’enracinement des flux routiers1) ?
En cours de rédaction
Situation actuelle
Le report modal prévu par la construction du canal est basé sur une croissance soutenue jusque 2070. En effet, d’après les études de la Société du CSNE, il y aurait un trafic supplémentaire de 8 millions de camions sur le territoire Seine-Escaut d’ici 2035, après le lancement du canal.
Le projet du canal se place donc dans un scénario prospectif de croissance économique et logistique. Le volume et la valeur des marchandises sont censés aller croissant ces 50 prochaines années, avec une partie captée par les méga-péniches : le transport routier continuerait donc d’augmenter, il y aurait toujours plus de camions sur les routes, mais leur croissance serait moindre que si le CSNE n’avait pas été construit. C’est un scénario de moindre croissance et non de décroissance du traffic routier.
On comprend alors que les camions “économisés” ne sont pas en valeur absolue mais en valeur relative à ce qui se serait produit sinon. Le slogan d’un million de camions en moins sur l’A1 est donc particulièrement trompeur, il s’agirait plutôt de dire : grâce au canal vous aurez seulement 4 millions de camions en plus sur vos routes au lieu de 5 ces dix prochaines années…