Depuis son lancement, le Canalternatif entend dessiner d’autres horizons que ceux de la poursuite effrénée de la mondialisation et de la destruction des conditions d’habitabilité de nos territoires. Après avoir mené différentes enquêtes pour révéler les impasses économiques, sociales, démocratiques et écologiques du canal Seine-Nord Europe (voir l’onglet « documentation »), le collectif souhaite contribuer à produire des futurs socialement désirables et compatibles avec les urgences contemporaines.

Face à la diversité des enjeux et l’ampleur du territoire concerné, le Canalternatif propose de mettre en lumière la pluralité des projets susceptibles de voir le jour une fois le CSNE abandonné. Contre le fantasme d’un mégaprojet salvateur, capable d’apporter la prospérité à toute une région, cette démarche souhaite répondre aux réelles urgences par une multitude d’actions relatives aux frets écologiques, à l’agriculture, à la convivialité, etc. Autant d’alternatives ancrées dont la composition forme, tels les carreaux d’une mosaïque, les contours de nouveaux modes de vie dans les Hauts-de-France.

De fait, le Canalternatif s’inscrit à rebours de la figure technocratique de l’expert, mythologie capitaliste construite au service de l’accumulation et la rentabilité à court-terme. L’objectif de ce projet est que chacun-e puisse se saisir des arguments critiques d’un tel projet, tout en ayant la possibilité de participer à la construction d’autres devenirs pour la région. Cette démarche collaborative, appuyée par un forum numérique (voir le forum), entend favoriser le partage d’expérience et la diffusion des savoirs situés. Les alternatives proposées sont autant de futurs possibles pour le territoire, et constituent des réponses concrètes aux urgences vécues localement.

Pour matérialiser ce double mouvement critique-alternative, le Canalternatif produit deux types de contenus :

Pour participer à ce processus d’élaboration, voici le mode opératoire proposé : mettre mode opératoire validé collectivement.