Une maladaptation aux enjeux hydriques

La construction du CSNE s'accompagne d'une mégabassine afin d'adresser les problèmes anticipés de débit dans le contexte du changement climatique : pourquoi investir plusieurs milliards dans une infrastructure qui risque soit de dysfonctionner soit de concurrencer l'agriculture (et donc d'être soit inutile soit délétère) ?

La construction du CSNE s’accompagne d’une mégabassine afin d’adresser les problèmes anticipés de débit dans le contexte du changement climatique : pourquoi investir plusieurs milliards dans une infrastructure qui risque soit de dysfonctionner soit de concurrencer l’agriculture (et donc d’être soit inutile soit délétère) ?

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Problématique identifiée

Le 30 août la Société du Canal Seine-Nord Europe publie sur LinkedIn le dernier épisode de la série “Zoom sur la gestion de l’eau du #CanalSeineNordEurope en 4 épisodes !” sous le titre “Comment le Canal s’adapte au réchauffement climatique ?”.

Face aux défis du changement climatique, le Canal Seine-Nord Europe a été conçu pour économiser et préserver la ressource en eau, tout en garantissant un fonctionnement robuste et durable de l’infrastructure.

Cette série explique notamment que la question du débit dans le canal, dont dépendra sa navigabilité, sera réglée par une retenue d’eau de 14 millions de m3 (soit plus de 20 fois le volume de la mégabassine de Sainte-Soline), sans toucher aux nappes phréatiques. Mais comment affirmer en 2026 qu’une telle retenue d’eau n’aura pas d’effet sur les circuits hydriques là où elle sera implantée a minima ? Ensuite, comment affirmer, dans le contexte d’incertitude fort lié au réchauffement climatique, quand dans 10, 20 ou a fortiori 50 ans, cette solution technique sera suffisante ? Comment ne pas se retrouver d’ici quelques années avec une alternative, déjà existante sur certains territoires aujourd’hui : priver certains acteurs du territoire de ressources en eau ou fermer le canal à la navigabilité ?

Ce qui nous place dès aujourd’hui devant la problématique suivante : pourquoi investir plusieurs milliards dans une infrastructure qui risque soit de dysfonctionner soit de concurrencer l’agriculture (et donc d’être soit inutile soit délétère)?


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